<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>On est mal &#187; participation</title>
	<atom:link href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/tag/participation/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal</link>
	<description>Blog sur la désagrégation des choses</description>
	<lastBuildDate>Mon, 21 Nov 2011 08:33:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Comment lire le web ?</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 18:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[Rue89]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/</guid>
		<description><![CDATA[Les formations pour savoir comment « écrire sur le web » fleurissent mais à  quand celles pour savoir comment lire le web ? On pourrait croire qu&#8217;être un lecteur de sites web ne requiert aucun savoir particulier, tant il est vrai qu&#8217;il s&#8217;agit a priori simplement de transposer son regard du papier vers l&#8217;écran. Or il n&#8217;en est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les formations pour savoir comment « écrire sur le web » fleurissent mais à  quand celles pour savoir comment lire le web ? On pourrait croire qu&#8217;être un lecteur de sites web ne requiert aucun savoir particulier, tant il est vrai qu&#8217;il s&#8217;agit a priori simplement de transposer son regard du papier vers l&#8217;écran. Or il n&#8217;en est rien, recevoir l&#8217;information en ligne s&#8217;apprend et quelques sites commencent à  éduquer leur public, afin de resserrer le lien avec leur audience et de s&#8217;assurer que le(s) message passe(nt).</p>
<p>Prenez par exemple ce « <a href="http://www.rue89.com/making-of/2008/10/28/pour-ne-rien-rater-de-rue89-petit-guide-en-video-de-ses-flux-rss">Petit guide des flux RSS</a> » de Rue89 : Yann Guégan fait (avec brio) le geek de service pour expliquer aux lecteurs de la Rue89 comment faire le tri automatiquement dans les titres diffusés par le site. L&#8217;idée est de s&#8217;assurer que les internautes de Rue89 aient bien le temps de lire les articles qui les intéressent a priori, perdus qu&#8217;ils peuvent être dans le maelstrà¶m de l&#8217;information publiée sur ce site. Arnaud Aubron, l&#8217;un des fondateurs du site, avait <a href="http://www.rue89.com/making-of/2008/10/02/homepage-ne-passez-plus-toujours-par-la-case-depart">regardé ses statistiques</a> de près et était parvenu à  cette conclusion : au-delà  de la page d&#8217;accueil, point de salut pour les articles.</p>
<p>On touche là  à  une différence fondamentale entre l&#8217;édition sur papier et l&#8217;édition web : l&#8217;accès à  l&#8217;information.</p>
<p>Dans un journal papier, les journalistes sont (constamment) obligés de faire des choix de longueur : la place est limitée, l&#8217;attention du lecteur tout autant (à  ce qui se dit, mais <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/02/14/les-reportages-xxl/">ça se discute</a>), et une part non négligeable de leur énergie consiste à  « écrire court ». C&#8217;est un calvaire mais pour le lecteur, l&#8217;avantage est d&#8217;avoir dans son champ de vision un ensemble de titres, d&#8217;accroches et de renvois qui lui donnent presqu&#8217;instantanément une idée globale de l&#8217;état de l&#8217;actualité. C&#8217;est un bien précieux cette contextualisation, un confort de lecture, et malheureusement un concept bien délaissé par les sites web éditoriaux d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Dans un journal sur le web en revanche, la place ne manque pas. Les journalistes peuvent donc offrir à  leur audience une interview d&#8217;un quart d&#8217;heure si elle vaut le coup, une vidéo d&#8217;une heure, etc. Le lecteur n&#8217;est pas prisonnier du canal, comme sur un journal, à  la radio où à  la télévision : sur le web, il clique sur la vidéo s&#8217;il veut la voir, il arrête et clique ailleurs s&#8217;il la trouve trop longue. C&#8217;est une immense liberté dont les journalistes <a href="http://mediachroniques.ning.com/profiles/blogs/2100423:BlogPost:2221">commencent à  peine à  entrevoir les possibilités</a> qu&#8217;elle leur offre. Mais sur le web, tout s&#8217;empile. On a beau multiplier les entrées (rubriques, catégories, tags, géolocalisation&#8230;), on finit toujours par afficher des listes d&#8217;articles&#8230;</p>
<p>Si ces concepts bouleversent la pratique du journalisme (et de la publication au sens large), on a trop souvent ignoré qu&#8217;ils bouleversent également la réception de l&#8217;information. En clair, le lecteur, s&#8217;il n&#8217;est pas aussi geek que Yann Guégan, peut facilement passer à  côté d&#8217;une information qui l&#8217;intéresse et ce, alors même qu&#8217;il visite son média préféré. Un drame, à  la fois pour l&#8217;éditeur et le lecteur. Un échec de la publication en ligne.</p>
<p>Donc il faut former ses lecteurs. Et voilà  un nouveau boulot pour les éditeurs de sites web auquel ils feraient bien de s&#8217;intéresser car s&#8217;abonner à  un flux RSS, malgré le nom, n&#8217;est pas si simple et dépend largement de l&#8217;aisance qu&#8217;on peut avoir au volant d&#8217;un Firefox par exemple. Et qu&#8217;on ne se dise pas qu&#8217;avec le temps, la pratique ira en s&#8217;améliorant parce que c&#8217;est faux. Le web est plus difficile à  lire que le papier, point. Il y aura toujours des lecteurs qui ne franchiront pas les étapes entre le simple surf et le surf qualifié. Tout l&#8217;enjeu pour les sites web éditoriaux sera de s&#8217;assurer que ces deux publics trouvent leur satisfaction.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Où l’on revient sur la sagesse des foules</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l-on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l-on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2008 09:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[crowdsourcing]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l%e2%80%99on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/</guid>
		<description><![CDATA[Deux articles postés dans mon collimateur traitent cette semaine du « crowdsourcing », c&#8217;est-à -dire d&#8217;une manière de publier des informations en faisant confiance à  une communauté d&#8217;utilisateurs. Dans le premier article, David Chen (repéré par Narvic) revient sur l&#8217;échec de Digg comme plate-forme capable de faire émerger le meilleur du web en faisant confiance au bon sens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux articles postés dans mon collimateur traitent cette semaine du « crowdsourcing », c&#8217;est-à -dire d&#8217;une manière de publier des informations en faisant confiance à  une communauté d&#8217;utilisateurs. Dans le premier article, David Chen (<a href="http://novovision.fr/?Les-lecons-de-Digg-la-faillite-de">repéré par Narvic</a>) revient sur <a href="http://mashable.com/2008/10/08/digg-bans/">l&#8217;échec de Digg</a> comme plate-forme capable de faire émerger le meilleur du web en faisant confiance au bon sens des gens. L&#8217;article est vraiment bien documenté et revient longuement sur les principes fondateurs de ce site en 2004. Il explique également les raisons, inavouées par Digg, qui se cachent derrière leur récente campagne d&#8217;éviction d&#8217;une partie de leurs utilisateurs les plus actifs. En conclusion, voici les leçons que David Chen tire de l&#8217;expérience de Digg quant aux communautés d&#8217;utilisateurs sur le web :</p>
<ul style="margin-left: 54pt">
<li><strong>Une véritable démocratisation de l&#8217;information ne peut pas être obtenue automatiquement.</strong> Rapidement, quelques uns se sont approprié la majorité des informations publiées sur la première page du site.</li>
<li><strong>La reconnaissance est un facteur de motivation primordial</strong> pour les utilisateurs. Les réseaux sociaux ont besoin d&#8217;un système de valorisation des utilisateurs les plus actifs et les plus efficaces. Les internautes aiment être reconnus pour la qualité de leurs contributions.</li>
<li><strong>Les communautés ont besoin d&#8217;être nourries et soignées. </strong></li>
</ul>
<p>Pratiquement au même moment, Marc Mentre <a href="http://www.themediatrend.info/2008/10/crowdsourcing-la-pouvoir-de-la-foule.html">chronique le livre d&#8217;un journaliste de Wired</a>, Jeff Howe, lequel titre « Crowdsourcing : pourquoi le pouvoir des masses dirige le business du futur ». Même si l&#8217;auteur semble plus optimiste sur l&#8217;avenir du crowdsourcing, quelques conclusions sont tirées, également en termes d&#8217;avertissements (faute de quoi, ça ne fonctionne pas, plusieurs exemples de ratages étant cités) :</p>
<ul style="margin-left: 54pt">
<li><strong>Savoir inspirer la passion.</strong> Un site peu ergonomique, où l&#8217;utilisateur n&#8217;y retire aucun plaisir de la navigation, ne saura retenir suffisamment ses utilisateurs pour en tirer une activité exploitable, quelque soit l&#8217;intérêt du site. Générer la participation, au-delà  de la consultation, demande cet effort technique.</li>
<li><strong>Les contributeurs veulent une parcelle du pouvoir.</strong> Ils veulent constater par eux-mêmes que leurs actions façonnent le site et pas seulement à  la marge.</li>
<li><strong>Le futur sera formé d&#8217;une cohabitation harmonieuse</strong> entre les « social medias » et les médias traditionnels. Elle reste à  trouver mais Marc Mentre cite les rapprochements de Reuters avec <a href="http://globalvoicesonline.org/2006/04/14/announcing-our-alliance-with-reuters/">GlobalVoices Online</a> et d&#8217;AP avec <a href="http://www.nowpublic.com/">NowPublic</a> comme étant des signes précurseurs.</li>
</ul>
<p>Au final, que constate-t-on ? D&#8217;abord que les internautes ne prennent pas les chemins qu&#8217;on a balisés pour eux. Jamais. Et ça devrait être une règle d&#8217;or du développement des sites web : les internautes, dans leur ensemble, refusent les canaux, les directions et toutes ses stratégies de captage d&#8217;audience. Il faut donc s&#8217;assurer que le site web proposé soit ouvert et puisse correspondre à  une croisée des usages, afin que les utilisateurs de multiples modes de consommation se retrouvent presque par hasard et que de ces rencontres naisse une valeur ajoutée, bénéfique à  tous.</p>
<p>Ensuite, il faut arrêter de croire à  la sagesse des foules. La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_directe">démocratie directe</a>, c&#8217;est prouvé depuis l&#8217;antiquité, ça ne fonctionne pas. Même si tout le monde est éduqué, informé, responsable (ce qui est loin d&#8217;être le cas, <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2008/10/les-racistes-du-net.php">demandez à  Eric Mettout</a>), les principes qui président aux comportements des masses plombent tout intérêt.</p>
<p>Que faire alors ? Il faut d&#8217;abord « qualifier » ses utilisateurs, s&#8217;assurer qu&#8217;ils puissent être reconnus en tant qu&#8217;experts dans certains domaines par exemple. Là -dessus, les journalistes peuvent aider, en vérifiant les antécédents de certains utilisateurs ou en invitant certains de leurs contacts à  prendre une part active au débat. Au final, la communauté des utilisateurs ne doit plus être uniforme, elle doit être, et ce visiblement pour tous, une galaxie de compétences et de savoirs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l-on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du bon usage d&#8217;un média social comme l&#8217;Internet en journalisme</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d-un-media-social-comme-l-internet-en-journalisme/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d-un-media-social-comme-l-internet-en-journalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 15:37:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[Rue89]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d%e2%80%99un-media-social-comme-l%e2%80%99internet-en-journalisme/</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;un des principaux problèmes du journaliste est de trouver les bons interlocuteurs pour qu&#8217;ils apportent leurs témoignages et leurs expertises sur les sujets qu&#8217;il traite. Or c&#8217;est souvent compliqué de trouver « un » ouvrier par exemple, qui ne soit pas militant syndical ni rien, juste qui fait ses 3/8 et rentre chez lui après. La plupart [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;un des principaux problèmes du journaliste est de trouver les bons interlocuteurs pour qu&#8217;ils apportent leurs témoignages et leurs expertises sur les sujets qu&#8217;il traite. Or c&#8217;est souvent compliqué de trouver « un » ouvrier par exemple, qui ne soit pas militant syndical ni rien, juste qui fait ses 3/8 et rentre chez lui après. La plupart du temps, les journalistes sont obligés de passer par des syndicats ou des associations qui choisissent au mieux des profils compatibles avec le message qu&#8217;ils veulent faire passer dans les médias, au pire des « représentants » dont la réalité quotidienne est différente de celle vécue par ceux qu&#8217;ils représentent. C&#8217;est également une assurance que l&#8217;interlocuteur choisi voudra bien parler au journaliste (la défiance vis-à -vis des médias complique ce métier chaque jour un peu plus mais c&#8217;est un autre sujet).</p>
<p>Or dès les débuts de l&#8217;Internet, il m&#8217;est apparu évident que ce média pourrait permettre de contourner les associations, les syndicats et autres organismes pour capturer la parole des gens, de ceux qui ne s&#8217;expriment jamais, soit parce qu&#8217;on ne les interroge pas, soit parce qu&#8217;ils ne savent pas comment s&#8217;y prendre avec les médias et les journalistes&#8230; Tout naà¯f que j&#8217;étais (et je le suis encore largement), j&#8217;imaginais un <a href="http://forums.dna.fr/view.php?bn=dna_region&amp;key=1082625477&amp;first==last=">lien médias-citoyens fort et à  double-sens</a>. Je précise que c&#8217;était bien avant les sites web participatifs et autres communautés.</p>
<p><a href="http://novovision.fr/?La-participation-en-ligne-075-des">On le sait maintenant</a>, pour que les <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/03/12/la-question-de-la-participation/">citoyens participent</a> à  l&#8217;effort d&#8217;information, il faut plus qu&#8217;un bête appel dans un forum. Il faut susciter la remarque, fournir les conditions idéales pour qu&#8217;elle soit exprimée et assurer le contributeur qu&#8217;elle sera bien prise en compte. Puis la vérifier, etc. Bien que les sites web participatifs rivalisent d&#8217;<a href="http://www.rue89.com/making-of/vos-commentaires-en-video-sur-rue89-grace-a-seesmic">ingéniosité</a> pour recueillir les commentaires, <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/25/de-l-exigence-du-tri-des-commentaires/">beaucoup reste à  faire encore</a> pour capter l&#8217;information réelle, le témoignage valide.</p>
<p>Le Monde.fr s&#8217;est réveillé cet été sur ce sujet et commence à  trouver un intérêt dans son immense communauté de lecteurs. Pour la troisième fois depuis juillet 2008, la rédaction web propose à  ses lecteurs <a href="http://www.lemonde.fr/economie/appel_temoignage/2008/09/16/vous-travaillez-dans-la-finance-comment-reagit-on-a-la-crise-dans-votre-entreprise_1095995_3234.html">d&#8217;apporter leurs témoignages</a> sur un sujet d&#8217;actualité, témoignages qui seront repris dans ce que le site appelle un « article interactif ».</p>
<p>C&#8217;est bien, mais pas top, comme diraient <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuls">Les Nuls</a>. C&#8217;est bien, parce que c&#8217;est le genre de processus qui permettront sûrement de recueillir des témoignages vrais, vécus, directs (sans filtre) et donc d&#8217;une immense valeur en termes d&#8217;information du public. Mais ce n&#8217;est pas top parce que ces témoignages sont regroupés dans un article fourre-commentaires. Il aurait été bien plus utile de mettre cet outil au service de la rédaction (la vraie) du Monde et que les (vrais) journalistes qui travaillent sur ce sujet puissent se servir des témoignages ainsi recueillis dans leurs articles et contacter leurs auteurs pour les creuser.</p>
<p>Bref, Le Monde.fr suscite une information de premier niveau (une pépite pour un journaliste) pour la transformer en une information de fin de chaîne. Dommage, il aurait fallu faire l&#8217;inverse. Mais ça implique de changer les habitudes de la (vraie) rédaction du Monde, ça implique de penser globalement dès le départ du traitement du sujet&#8230; Et ce serait vécu comme une insupportable ingérence de ces pénibles du web sur le travail des (vrais) journalistes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d-un-media-social-comme-l-internet-en-journalisme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je crois au futur des médias régionaux</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/31/pourquoi-je-crois-au-futur-des-medias-regionaux/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/31/pourquoi-je-crois-au-futur-des-medias-regionaux/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 16:44:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/31/pourquoi-je-crois-au-futur-des-medias-regionaux/</guid>
		<description><![CDATA[Je viens de tester deux nouveaux réseaux sociaux de proximité ciblés (gaffe je me mets à  parler comme un pro du marketing) : Qype.fr et Voisineo. C&#8217;est sympa, c&#8217;est mignon mais c&#8217;est vide. Peut-être que l&#8217;un ou l&#8217;autre deviendra le FaceBook local mais j&#8217;en doute. Pourquoi ? Parce que l&#8217;intérêt de s&#8217;inscrire est limité par leur concept [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de tester deux nouveaux réseaux sociaux de proximité ciblés (gaffe je me mets à  parler comme un pro du marketing) : <a href="http://www.qype.fr">Qype.fr</a> et <a href="http://www.voisineo.com">Voisineo</a>. C&#8217;est sympa, c&#8217;est mignon mais c&#8217;est vide. Peut-être que l&#8217;un ou l&#8217;autre deviendra le FaceBook local mais j&#8217;en doute. Pourquoi ? Parce que l&#8217;intérêt de s&#8217;inscrire est limité par leur concept même : l&#8217;un concerne les sorties, l&#8217;autre les commerces, d&#8217;autres proposent de commenter des marques, d&#8217;autres de se plaindre&#8230; Les gens ne vont pas multiplier les inscriptions à  l&#8217;infini. Et s&#8217;ils le font pour découvrir un site, ils perdent vite l&#8217;intérêt initial et ne reviennent pas, alors que ces sites fonctionnent justement sur l&#8217;établissement d&#8217;une communauté active et surtout, participative.</p>
<p>L&#8217;actualité en revanche génère un intérêt renouvelé.</p>
<p>Bien des sites proposent à  leurs visiteurs de s&#8217;informer sur l&#8217;état du Monde mais l&#8217;information locale est rare. C&#8217;est pourquoi je suis confiant dans l&#8217;avenir des médias locaux, et notamment des quotidiens régionaux en France. Ce sont les seuls, qui par leurs réseaux de journalistes et de correspondants, et l&#8217;attachement de leurs lecteurs à  leur marque, peuvent capitaliser sur une audience renouvelée suffisante pour développer des services de proximité véritablement utiles.</p>
<p>Et s&#8217;ils deviennent utiles ces services, ils <a href="http://windowonthemedia.com/2008/07/presse-regionale-publicite/">peuvent devenir payants</a>. Vous voyez où je veux en venir ?</p>
<p>C&#8217;est le démon du marketing qui me reprend : se servir de l&#8217;information locale comme d&#8217;un produit d&#8217;appel pour développer un site basé sur une communauté géographique, capable de proposer un ensemble de services de proximité de grande valeur : pharmacies ouvertes la nuit, où trouver du lait à  22h, quel restaurant sert les meilleurs tartes flambées, etc. Croiser le social-networking à  la Twitter / FaceBook avec l&#8217;intérêt d&#8217;interagir au sein d&#8217;une communauté régionale et l&#8217;actualité locale.</p>
<p>Dans leur vaste majorité, les journaux régionaux se contentent de « porter » le journal sur le web. Quelques <a href="http://www.maville.com">expériences</a> existent, mais les concepts ne sont pas poussés suffisamment loin pour qu&#8217;une véritable communauté se construise, pour que les utilisateurs de ces sites aient suffisamment d&#8217;intérêt à  s&#8217;inscrire et à  participer que ces gestes deviennent naturels, aussi naturel que de lire le journal avec un café le matin. C&#8217;est bien ça l&#8217;idée.</p>
<p>Les médias régionaux ont tort de trainer pour passer cette étape. Car chaque jour, l&#8217;inscription sur les sites communautaires devient <a href="http://www.fredcavazza.net/2008/07/16/vers-de-la-micro-authentification-avec-microid/">chaque jour plus simple</a> et l&#8217;attachement aux marques régionales, donc <a href="http://newsosaur.blogspot.com/2008/07/why-more-newspaper-cuts-may-lie-ahead.html">leur attractivité, décroit</a> avec leur nombre de lecteurs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/31/pourquoi-je-crois-au-futur-des-medias-regionaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;exigence du tri des commentaires</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/25/de-l-exigence-du-tri-des-commentaires/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/25/de-l-exigence-du-tri-des-commentaires/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 14:01:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/25/de-l%e2%80%99exigence-du-tri-des-commentaires/</guid>
		<description><![CDATA[Rue89 vient de publier les résultats d&#8217;une étude qu&#8217;ils ont menée sur les comportements de leurs utilisateurs inscrits. En fouillant dans leurs bases de données, qui archivent les moindres clics des utilisateurs depuis mai 2007, ils sont parvenus à  tracer le portrait d&#8217;une communauté d&#8217;utilisateurs de site participatif. C&#8217;est très intéressant car Rue89 dispose à  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rue89 vient de publier les <a href="http://www.rue89.com/making-of/riverains-de-rue89-qui-etes-vous">résultats d&#8217;une étude</a> qu&#8217;ils ont menée sur les comportements de leurs utilisateurs inscrits. En fouillant dans leurs bases de données, qui archivent les moindres clics des utilisateurs depuis mai 2007, ils sont parvenus à  tracer le portrait d&#8217;une communauté d&#8217;utilisateurs de site participatif. C&#8217;est très intéressant car Rue89 dispose à  la fois de la légitimité pour cet exercice (beaucoup de sites ne sont pas vraiment participatifs même s&#8217;ils le clament), de l&#8217;audience (15 000 inscrits, 600 000 visites mensuelles) et de l&#8217;expérience (un an, abandon de l&#8217;anonymat en route, etc).</p>
<p>Et l&#8217;enseignement le plus important à  mon avis de cette étude : « la majorité des utilisateurs inscrits commente peu, une minorité commente vraiment beaucoup ». Plus de 80% des utilisateurs n&#8217;ont pas publié plus de 10 commentaires, plus de 40% n&#8217;en ont publié qu&#8217;un seul.</p>
<p>Et pourquoi ça ne me surprend pas (ni vous non plus d&#8217;ailleurs, j&#8217;en suis sûr) ? Parce que tout le monde n&#8217;a pas quelque chose de pertinent à  dire sur tout, tout le temps (Archives « On est mal » <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/03/12/la-question-de-la-participation/">ici</a> et <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/04/06/et-hop-86-journalistes-de-moins-ou-de-plus/">ici</a>).</p>
<p>Quelles conclusions en tirer ? D&#8217;une part, qu&#8217;il faut valoriser ces commentaires rares, postés par une personne qui a pris le temps de s&#8217;inscrire et d&#8217;écrire, pour s&#8217;exprimer sur un sujet qui la touche particulièrement, par rapport aux commentaires multipliés comme des petits pains, produits par des posteurs compulsifs (les 2,9% de Rue89) et qui ressemblent généralement à  une version électronique du café du commerce. Je ne fais pas de jugement de valeur mais je me place (toujours) sur la question du sens : qu&#8217;est-ce qu&#8217;on apporte de plus au lecteur ?</p>
<p>Et d&#8217;autre part, que la communauté d&#8217;utilisateurs doit être valorisée. C&#8217;est-à -dire que les éditeurs de ces sites doivent connaître leur communauté plus profondément que par de vagues pseudos, et doivent s&#8217;en servir pour rebondir sur les sujets d&#8217;actualité. <a href="http://www.mediapart.fr/club">MediaPart</a> est tout proche d&#8217;avoir une communauté d&#8217;utilisateurs utile, mais ils manquent encore d&#8217;abonnés pour obtenir une masse critique et puis surtout, ils n&#8217;auront jamais cet utilisateur qui poste à  l&#8217;unité.</p>
<p>Quand un médecin s&#8217;exprime sur un sujet de santé, ou lorsqu&#8217;un patient témoigne parce qu&#8217;il a subi le traitement mentionné par l&#8217;article initial, ça a du sens (la plupart du temps), ça apporte énormément à  la qualité informative de l&#8217;article, c&#8217;est du document (du vrai coco !). Il est donc intolérable qu&#8217;un tel commentaire soit noyé sous une masse d&#8217;autres contributions, ça revient à  priver le lecteur du meilleur.</p>
<p>Il faut donc trouver un moyen de pondérer l&#8217;importance donnés aux commentaires. Par exemple en fonction de l&#8217;expérience de l&#8217;utilisateur, de sa profession et du sujet de l&#8217;article. Mais aussi en fonction de l&#8217;estime mutuelle entre les utilisateurs au sein d&#8217;une même communauté, un peu comme ce qui se fait dans <a href="http://www.twiter.com/pifrac">Twitter</a> et <a href="http://www.seesmic.com/pifrac">Seesmic</a> où chacun décide de « suivre » les infos de personnes dont on apprécie particulièrement les écrits.</p>
<p>Pour moi, le site qui parviendra à  forger une communauté utile, et à  s&#8217;en servir pour cultiver des articles étoffés par l&#8217;expérience sur le terreau de l&#8217;actualité aura tout compris à  ce que peut être, ce que doit être, un média à  l&#8217;heure d&#8217;Internet : une communauté d&#8217;intérêts, la résurrection de l&#8217;Agora des citoyens.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/25/de-l-exigence-du-tri-des-commentaires/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Et hop, 86 journalistes de moins&#8230; ou de plus</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/04/06/et-hop-86-journalistes-de-moins-ou-de-plus/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/04/06/et-hop-86-journalistes-de-moins-ou-de-plus/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 14:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/et-hop-86-journalistes-de-moins%e2%80%a6-ou-de-plus/</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est officiel depuis quelques jours, Le Monde supprime 130 postes dont 86 journalistes. Une cure d&#8217;amaigrissement sévère, afin que le groupe de presse puisse présenter un profil plus acceptable auprès d&#8217;éventuels investisseurs : en 2007, le groupe a perdu 15,6 millions d&#8217;euros. Voilà  où on en est. On parle bien du Monde, le quotidien de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est officiel depuis quelques jours, <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/040408/en-pleine-crise-financiere-le-monde-supprime-130-postes">Le Monde supprime 130 postes</a> dont 86 journalistes. Une cure d&#8217;amaigrissement sévère, afin que le groupe de presse puisse présenter un profil plus acceptable auprès d&#8217;éventuels investisseurs : en 2007, le groupe a perdu 15,6 millions d&#8217;euros.</p>
<p>Voilà  où on en est. On parle bien du Monde, le quotidien de référence français, le phare du journalisme hexagonal, le point de départ de l&#8217;actualité nationale. Demain, la roue médiatique continuera de tourner avec 86 journalistes de moins et qui le remarquera ? Finalement, qui va remarquer que Le Monde ira moins loin, sera moins précis ? ça intéresse qui Le Monde aujourd&#8217;hui ? Jusqu&#8217;où peut-on aller dans l&#8217;anorexie de l&#8217;information, à  l&#8217;échelle d&#8217;un pays comme la France ?</p>
<p>Parce que bien entendu, les raisons de cette crise ne manquent pas et notamment, les investissements dithyrambiques de l&#8217;équipe précédente peuvent en expliquer une bonne partie. Pour le New Yorker, les journaux papiers sont de toute façon <a href="http://www.newyorker.com/reporting/2008/03/31/080331fa_fact_alterman?currentPage=all">en train de mourir</a>, victimes d&#8217;un changement des habitudes des lecteurs, d&#8217;une défiance croissante envers les médias et d&#8217;une fuite des annonceurs&#8230; L&#8217;article fait état d&#8217;un livre prophétisant la livraison du dernier journal papier en 2043.</p>
<p>Alors Le Monde va-t-il disparaître ? Est-ce que le journal de référence serait une espèce de Titanic médiatique, qui n&#8217;aurait pas viré de bord suffisamment tôt devant l&#8217;iceberg Internet ? Peut-être va-t-il couler mais finalement, est-ce le plus important ? Non, le plus important est que cette annonce préfigure d&#8217;un avenir médiatique bien sombre à  mes yeux, un avenir où une information publiée ici ou là  en vaudra une autre publiée ailleurs sur l&#8217;Internet et où les quelques journalistes survivants s&#8217;attacheront à  s&#8217;assurer que ce qu&#8217;ils relaient sur leurs sites ne leur vaudra pas un procès.</p>
<p>On en finit pas d&#8217;enterrer le journalisme, depuis qu&#8217;on a décidé qu&#8217;une information en provenance d&#8217;une communauté en valait bien une autre dénichée par un journaliste. Ainsi se construit le modèle économique du média de demain : des titres en couverture fournis par un minimum de journalistes, et derrière un torrent d&#8217;articles produits par une communauté qu&#8217;on s&#8217;attache à  fidéliser (on parle de <a href="http://mediawatch.afp.com/?post/2008/03/25/Mullet-Strategy">Mullet Strategy, voir l&#8217;article de l&#8217;AFP Media Watch</a>).</p>
<p>Moi je veux bien mais je distingue au moins deux effets pervers qui nous attendent au bas de cette pente glissante. D&#8217;abord, un système médiatique a besoin de références. En France, Le Monde en est une et toute la chaîne de l&#8217;information en dépend. S&#8217;il s&#8217;efface demain, qui va reprendre ce rôle ? Certainement pas les titres de l&#8217;Internet avec leur économie entièrement dépendante de la publicité. Sans référence pour se jauger, l&#8217;information n&#8217;a aucune valeur et sans valeur, je vois mal comment elle pourrait intéresser quiconque.</p>
<p>Ensuite, les communautés ne sont pas extensibles. Le Monde a bien quelques blogs, mais les rares existants encore sont ceux&#8230; de ses journalistes et correspondants, Rue89 rame pour récolter des contributions issues de sa communauté&#8230; Alors qu&#8217;on s&#8217;échine dans la presse papier à  créer des pages attractives pour tenter d&#8217;attraper les quelques minutes que veulent bien (soit disant) accorder les gens à  la lecture, il semblerait que sur l&#8217;Internet, ces mêmes gens soient non seulement plus disponibles mais en plus, prêts à  écrire et contribuer, et ce en faveur de plusieurs titres ? Quand ça exactement, entre le coucher du petit dernier et le brossage des dents ?</p>
<p>J&#8217;ai bien peur qu&#8217;à  ce rythme, on aille rapidement vers la réalisation d&#8217;un monde médiatique sans journaliste (ou tous journalistes, c&#8217;est pareil). En attendant, la communauté des lecteurs vient de s&#8217;enrichir de 86 contributeurs potentiels&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/04/06/et-hop-86-journalistes-de-moins-ou-de-plus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La question de la participation</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/03/12/la-question-de-la-participation/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/03/12/la-question-de-la-participation/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 17:12:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[MediaPart]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/la-question-de-la-participation/</guid>
		<description><![CDATA[Emmanuelle Caminade, sur le média participatif en devenir « MediaPart » a posé la question, centrale, de la participation des internautes dans son dernier billet intitulé « Les dérives de la participation ». On perçoit dans le post d&#8217;Emmanuelle Caminade sa déception quant au niveau de qualité des commentaires qui sont postés sous les articles de MediaPart. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Emmanuelle Caminade, sur le média participatif en devenir « MediaPart » a posé la question, centrale, de la participation des internautes dans son dernier billet intitulé « <a href="http://www.mediapart.fr/blog/francois-bonnet/12032008/des-derives-de-la-participation">Les dérives de la participation</a> ».</p>
<p>On perçoit dans le post d&#8217;Emmanuelle Caminade sa déception quant au niveau de qualité des commentaires qui sont postés sous les articles de MediaPart. La réaction rappelle celle des fondateurs de Rue89, ils avaient fait le même constat un an auparavant : excités par l&#8217;idée (qu&#8217;ils avaient partagée avec l&#8217;équipe de MediaPart d&#8217;aujourd&#8217;hui Edwy Plenel et François Bonnet) de proposer une tribune aux citoyens, ils avaient fait le pari que les Français, qui écrivent sur AgoraVox ou sur leurs millions de blogs, n&#8217;attendaient qu&#8217;un vecteur amélioré pour publier leurs informations, forcément oubliées ou méprisées par les journalistes traditionnels.</p>
<p>Hélas, la réalité est toute autre. <a href="http://novovision.free.fr/spip.php?article115">Comme le décrit très bien Narvik</a>, personne n&#8217;a encore trouvé ces fameux journalistes amateurs, ou journalistes citoyens. La raison est simple et je l&#8217;ai déjà  <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/un-co-fondateur-quitte-rue89-devenu-trop-%c2%ab-journaliste-%c2%bb-a-son-gout/">maintes fois exprimée</a> dans ce blog : être journaliste, c&#8217;est une occupation à  plein temps, un métier pour parler vulgairement. Et c&#8217;est un métier de plus en plus difficile (mais c&#8217;est un autre sujet).</p>
<p>Quant aux commentaires dont Emmanuelle Caminade se désole sur leur qualité, j&#8217;ai répondu sur MediaPart l&#8217;erreur qu&#8217;il y aurait à les réprimer d&#8217;emblée. Le débat écrit n&#8217;est pas €“c&#8217;est regrettable mais là  n&#8217;est pas la question- à  la portée de tout le monde. Quand il existe, il faut s&#8217;en servir mais lorsqu&#8217;un internaute poste un simple « je suis d&#8217;accord », le geste a du sens. C&#8217;est un privilège de l&#8217;Internet par rapport aux autres médias et ça indique déjà  que l&#8217;internaute a lu, en entier, l&#8217;article et que cet article lui a plu, lui a été utile dans sa réflexion. Pétard, je donnerai cher pour recevoir aussi facilement des commentaires à  tous les articles que je publie dans mon journal !</p>
<p>Donc, il faut bien faire attention à  cette question de la participation, à  leur place dans la construction de ces nouveaux médias. A mon sens, l&#8217;un des tous premiers devoirs de ces médias contributifs est bien d&#8217;aller chercher la contribution, là  où elle n&#8217;aurait pas émergée seule. De la susciter, de la magnifier et de lui donner du sens, pour donner la parole (au sens premier et noble) à  des gens qui en sont mécaniquement et culturellement privés. La participation n&#8217;est pas l&#8217;ennemie du journaliste, la participation utile a besoin du journaliste pour exister.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/03/12/la-question-de-la-participation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

