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	<title>On est mal &#187; emmerdes</title>
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	<description>Blog sur la désagrégation des choses</description>
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		<title>Une question de principe…</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 14:44:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Clearstream]]></category>
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		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Bon, alors voilà  l&#8217;histoire: MediaPart se retrouve dans la panade judiciaire à  cause d&#8217;une série d&#8217;enquêtes sur les Caisses d&#8217;Epargne. Laurent Mauduit, journaliste de MediaPart, a notamment publié plusieurs &#171;&#160;scoops&#160;&#187; (je mets des guillemets parce que ce sont des informations exclusives, certes, mais que personne n&#8217;a repris. Ce silence des médias n&#8217;étonne plus MediaPart depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, alors voilà  l&#8217;histoire: <a title="MediaPart" href="http://www.mediapart.fr" target="_blank">MediaPart</a> se retrouve dans la panade judiciaire à  cause d&#8217;une série d&#8217;enquêtes sur les Caisses d&#8217;Epargne. <a title="Laurent Mauduit" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mauduit" target="_blank">Laurent Mauduit</a>, journaliste de MediaPart, a notamment publié plusieurs &laquo;&nbsp;scoops&nbsp;&raquo; (je mets des guillemets parce que ce sont des informations exclusives, certes, mais que personne n&#8217;a repris. Ce silence des médias n&#8217;étonne plus MediaPart depuis <a title="LEurs infos ne valent rien" href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/06/personne-ne-connait-mediapart-leurs-infos-ne-valent-rien/" target="_blank">quelque temps déjà </a>) sur les <a title="Pérol" href="http://www.mediapart.fr/journal/france/140309/natixis-les-fabuleux-honoraires-de-francois-perol" target="_blank">honoraires de François Pérol</a>, sur la préparation de la fusion avec Natixis, etc.<span id="more-405"></span></p>
<p>Cette série vaut à  MediaPart et Mauduit une <a title="Série de plaintes" href="http://www.mediapart.fr/journal/france/071008/crise-mediapart-mis-en-examen-pour-avoir-donne-l-alerte" target="_blank">série de plaintes depuis octobre</a>, série qui ne cesse de s&#8217;étoffer puisqu&#8217;à  ce jour, MediaPart est cité à  comparaître pour onze plaintes en diffamation, pouvant déboucher sur ving mises en examen, alors que selon la rédaction, toutes leurs informations sont vraies, ont été vérifiées, précisées même et que les personnes mises en cause ont souvent refusé de répondre aux journalistes.</p>
<p>Il se trouve que si les informations publiées par MediaPart sont vraies, une ambiguité subsiste quant à  l&#8217;origine des fonds versés à  François Pérol, ambiguité qui pourrait bien être le point d&#8217;attaque de Pérol et consorts contre Laurent Mauduit et Edwy Plenel, comme l&#8217;a mis en évidence une bienvenue <a title="@SI" href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1920" target="_blank">enquête d&#8217;@rrêt sur images</a>:</p>
<blockquote><p>Dans le second article, Mediapart écrit explicitement que l&#8217;argent a été versé par Rothschild, et non Natixis. L&#8217;affirmation inverse n&#8217;a sans doute jamais été lancée directement par Mauduit&#8230; mais l&#8217;ambiguà¯té était très présente dans le premier paragraphe de son premier article. Il y écrivait que Pérol avait touché <em>&laquo;&nbsp;de 1,5 à  2 millions d&#8217;euros d&#8217;honoraires, versés par la même société&#8230; Natixis&nbsp;&raquo;</em>.</p></blockquote>
<p>Ce sera au tribunal de juger évidemment et je n&#8217;ai guère de doutes quant à  l&#8217;issue favorable pour MediaPart de ces procès à  venir. Mais ce n&#8217;est pas ça l&#8217;important.</p>
<p>L&#8217;important est qu&#8217;encore une fois, une grande entreprise, un grand dirigeant, utilise une armée d&#8217;avocats et toute la puissance de ses services juridiques dans le but d&#8217;asphyxier une rédaction qui ne fait que son travail. Rappelons que la rédaction de MediaPart, c&#8217;est deux douzaines de journalistes, pigistes réguliers compris.</p>
<p>C&#8217;est donc contre le principe qu&#8217;il faut se mobiliser, car ce principe est connu, il fait même jurisprudence auprès des grands dirigeants d&#8217;entreprises, on pourrait parler de jurisprudence Clearstream: tout nier et noyer ces emmerdants journalistes sous une pile de procès. Qu&#8217;ils gagnent ou qu&#8217;ils perdent n&#8217;est pas important, <a title="Emmerdes" href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/01/28/le-journalisme-c-est-des-emmerdes/" target="_blank">ça leur passera de toutes façons l&#8217;envie de recommencer</a>, ça grèvera leurs finances pendant un moment, et ça enverra un message clair à  toutes les rédactions de France: <strong>ne vous occupez pas de ce qui ne vous regarde pas</strong>. Ce détestable slogan que tout journaliste qui fait son travail a entendu au moins une fois.</p>
<p>Eh bien croyez-le ou non, ce message, assez tristement est bien compris et appliqué par la vaste majorité des responsables des rédactions de ce pays et cette couardise (tenant compte d&#8217;un rapport de force pétrifiant il est vrai) n&#8217;est pas pour rien dans le désaveu public que connaît la presse aujourd&#8217;hui.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi je rejoins l&#8217;analyse de <a title="Martine Silber" href="http://marsupilamima.blogspot.com/2009/05/jai-signe-lappel-de-mediapart-question.html" target="_blank">Martine Silber</a> et de <a title="Narvic" href="http://novovision.fr/?On-voudrait-asphyxier-Mediapart-qu" target="_blank">Narvic</a> et qu&#8217;abonné par principe, je soutiens MediaPart par principe également, en signant la <a title="Pétition MediaPart" href="http://www.mediapart.fr/node/39892/" target="_blank">pétition en ligne</a> et je vous invite vivement à  en faire autant.</p>
<p class="information">Certains articles de Mediapart demandent un accès payant, je dispose de quelques invitations pour celles et ceux qui voudraient se plonger dans cet édifiant dossier. Merci de laisser un message en ce sens ci-dessous et vous recevrez une invitation par email.</p>
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		<title>Le journalisme, c&#8217;est des emmerdes</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 17:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[emmerdes]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me souviens d&#8217;un livre paru en 1997, « Le Journalisme sans peine » de Patrick Rambaud et Michel-Antoine Burnier. A l&#8217;époque, je faisais mes premières armes à  la rédaction locale de Chambéry du Dauphiné Libéré. Je ne savais pas encore que l&#8217;exercice du métier de journaliste allait me passionner, mais à  la lecture de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me souviens d&#8217;un livre paru en 1997, « <a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2259185495/LIV/le-journalisme-sans-peine-michel-antoine-burnier.htm?donnee_appel=EVENE&amp;id=229591201537889" target="_blank">Le Journalisme sans peine</a> » de Patrick Rambaud et Michel-Antoine Burnier.  A l&#8217;époque, je faisais mes premières armes à  la rédaction locale de Chambéry du Dauphiné Libéré. Je ne savais pas encore que l&#8217;exercice du métier de journaliste allait me passionner, mais à  la lecture de ces pages, je m&#8217;étais promis de tout faire pour éviter de tomber dans les travers que dénonçait cet excellent opus. « Le Journalisme sans peine » m&#8217;a servi d&#8217;anti-manuel en quelque sorte.</p>
<p>L&#8217;un des enseignements principaux de ce livre est que « l&#8217;information est la pire ennemie du journaliste ». Car, expliquent les auteurs avec malice, « l&#8217;information est rare, elle est souvent invraisemblable, elle déçoit le public, parfois elle le terrifie » et surtout, elle est dangereuse car elle peut se retourner contre le journaliste lui-même s&#8217;il n&#8217;y prend garde.</p>
<p>Le livre indique que pour le bon journaliste, par simple mesure de sauvegarde, mieux vaut rester vague, évasif et <a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/presse/mots_journalistes.htm" target="_blank">user de périphrases</a> pour éviter d&#8217;être ennuyé par les conséquences néfastes que peuvent apporter la publication d&#8217;une information (quidams nommés et dont la vie est devenue un enfer, marques citées dans un contexte ne cadrant pas avec leur plan-média&#8230;).</p>
<p>Ce serait drôle si ce n&#8217;était si réel. Car c&#8217;est bien grce au suivi scrupuleux de ces règles qu&#8217;on en est arrivé à  la situation actuelle de la presse en France : des infos de commentaires d&#8217;évènements qui ont déjà  eu lieu, insipides, grises, sans aucune saveur et dans leur grande majorité, sans grand intérêt. Allez comprendre pourquoi les gens boudent les médias !</p>
<p>Cette défiance face à  l&#8217;information se constate tous les jours dans l&#8217;exercice du métier. Plusieurs exemples. Lorsque les journaux publient en fait-divers l&#8217;évocation d&#8217;un accident de la route, on s&#8217;attache à  éviter de décrire les conditions qui ont produit cet accident (Stop non respecté, ligne blanche traversée&#8230;) et on se borne à  dire qu&#8217;une voiture est « entrée en collision » avec une autre. Pourquoi ? Pour éviter d&#8217;éventuelles poursuites où les personnes mises en cause pourraient attaquer le journal en contestant la version des faits publiée. On se retrouve donc dans le journal avec des milliers d&#8217;accidents, où des voitures sont toutes entrées en collision contre d&#8217;autres, dans des circonstances bien mystérieuses ma foi&#8230; Et tant pis pour le lecteur, qui devra se contenter du service minimum.</p>
<p>Autre cas courant, le gommage des marques dans les articles. Ainsi, l&#8217;entreprise Ateliers Réunis (de Schiltigheim) est propriétaire de la marque Caddie©®„¢ et menace de poursuites tout média qui ose utiliser le mot « caddie » pour décrire un chariot métallique sur roulettes. Les journaux, plutôt que de choisir le camp de leurs lecteurs qui utilisent des « caddies » tous les jours, préfèrent généralement éviter les foudres des Ateliers réunis et parlent de chariots métalliques, qu&#8217;importe s&#8217;ils se ridiculisent aux yeux de leurs lecteurs. La pratique fonctionne aussi avec les fameux « Algéco®„¢© », nom d&#8217;une entreprise leader dans les constructions modulaires et donc banni des journaux, même pour décrire des constructions modulaires fabriquées par Algéco, et tant pis si le lecteur ne voit pas de quoi on parle&#8230; (J&#8217;ai pu constater néanmoins lors du déplacement de Mme Boutin à  Lyon que l&#8217;ensemble des médias audiovisuels parlaient bien d&#8217;Algécos mais les médias audiovisuels sont moins vulnérables aux droits de réponses que la presse écrite).</p>
<p>Je ne conteste pas le droit des marques à  se défendre contre leur déchéance. Je ne conteste pas non plus aux victimes d&#8217;accidents le droit de faire valoir leur version des faits. Ce que je dénonce, c&#8217;est la frilosité des rédactions, leur incroyable capacité à  se désister avant même de mener un combat qui devrait pourtant être primordial, celui de savoir qui décide de ce qui parait dans leur média !</p>
<p>Car à  la base de ces comportements, il y a une pratique généralisée et détestable dans la presse française, une ligne éditoriale qui met tout le monde d&#8217;accord : la trouille. L&#8217;angoisse de recevoir une lettre d&#8217;avocat, la peur d&#8217;avoir à  se défendre devant un tribunal&#8230; On ne se pose pas la question de la légitimité, ni de la raison ou de la pertinence, on ne laisse même pas au juge le soin de trancher : on se couche, on se censure a priori, on évite les emmerdes.</p>
<p>Et c&#8217;est bien triste car il me semble que, lorsqu&#8217;on devient journaliste, c&#8217;est qu&#8217;on n&#8217;a pas peur des emmerdes. Sinon, comment faire ce métier, dont la vocation est de mettre au jour des informations que certains préfèrent garder cachées, dont l&#8217;ambition est d&#8217;attirer l&#8217;attention du citoyen sur les problèmes du monde et de son quartier, dont la noblesse est de démonter, jour après jour, les mensonges et les vérités partielles des communiqués officiels ?</p>
<p>Le journalisme, c&#8217;est des emmerdes. Les journalistes ne sont pas là  pour plaire. Tant qu&#8217;on n&#8217;inculquera pas cette notion dans la tête des jeunes journalistes, tant que les rédacteurs-en-chef continueront de nier cette évidence, on ne pourra rien faire pour sauver les médias français de l&#8217;apathie mortifère dans laquelle ils se sont noyés.</p>
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		<title>Les emmerdes de Sarkozy</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2007 09:32:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tibo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[emmerdes]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielles 2007]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[Pfff&#8230; Nous sommes jeudi et non seulement je n&#8217;ai encore rien écrit sur le blog et, en plus, je ne suis pas allé chercher le Canard enchaîné. Je suis donc dans l&#8217;impossibilité de vous parler des derniers soucis immobiliers du ministre de l&#8217;Intérieur. Bah, ce n&#8217;est pas grave, tout le monde s&#8217;en fait l&#8217;écho. Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pfff&#8230; Nous sommes jeudi et non seulement je n&#8217;ai encore rien écrit sur le blog et, en plus, je ne suis pas allé chercher le Canard enchaîné. Je suis donc dans l&#8217;impossibilité de vous parler des derniers soucis immobiliers du ministre de l&#8217;Intérieur. Bah, ce n&#8217;est pas grave, tout le monde s&#8217;en fait l&#8217;écho.</p>
<p>Ce boulet à  la jambe du candidat de l&#8217;UMP devrait le gêner un peu, mais point trop. En revanche, je suis étonné que la presse n&#8217;ait pas relayé d&#8217;avantage les informations du bouquin écrit par Paul Moreira, le journaliste de Lundi investigations du Canal+ (Les Nouvelles censures). J&#8217;ai vu une interview dans <a href="http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/02/22/19/2434-38/index.xml">Métro</a> mais pas grand chose d&#8217;autres ailleurs. Télérama s&#8217;est contenté d&#8217;un papier sur son <a href="http://television.telerama.fr/television/B070206001674.html">site</a>. Pourtant, Moreira relève un truc intéressant à  propos de Sarkozy.</p>
<p>L&#8217;histoire du mot &laquo;&nbsp;racaille&nbsp;&raquo; est bien connue. Sarkozy se rend à  Argenteuil. Sur place, ça crie, ça vitupère contre lui quand, dans la foule, une femme sort de l&#8217;ombre et demande au ministre, s&#8217;il va bientôt en finir avec la racaille des cités. Le ministre lui répond fermement que bien sûr il va s&#8217;en occuper. Quelle aubaine pour lui. Une authentique habitante des quartiers lui sert la soupe généreusement.</p>
<p>L&#8217;équipe de Moreira enquête sur l&#8217;identité de cette dame. Pas de trace d&#8217;elle. Rien. Personne ne la connaît dans le quartier. Les journalistes vont même jusqu&#8217;à  se renseigner auprès de la cellule UMP du coin, histoire de voir si elle n&#8217;est pas une militante zélée. Là  non plus sans succès&#8230;</p>
<p>Avec toutes les précautions d&#8217;usage, Moreira ne conclue pas clairement. Son livre évoque pourtant les manipulations de l&#8217;opinion et il semble bien qu&#8217;on soit en plein dedans dans cette affaire. Malheureusemnet, une nouvelle fois, sans être aux ordres pour autant, les journalistes manquent de mordant et de curiosité. Une nouvelle torpille vient de toucher le navire bien mal en point de la presse française.</p>
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