<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>

<channel>
	<title>On est mal</title>
	<atom:link href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal</link>
	<description>Blog sur la désagrégation des choses</description>
	<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 17:52:58 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.6.1</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>Accrochez-vous les chefs, ça va glisser…</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/20/accrochez-vous-les-chefs-ca-va-glisser/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/20/accrochez-vous-les-chefs-ca-va-glisser/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 17:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[Blogs]]></category>

		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/20/accrochez-vous-les-chefs-ca-va-glisser%e2%80%a6/</guid>
		<description><![CDATA[Ça m&#8217;est venu comme une apparition… à l&#8217;occasion d&#8217;une discussion avec un collègue. On se demandait pourquoi il était parfois si difficile de voir apparaitre des blogs dans l&#8217;offre web de certains titres de la presse régionale. Grâce à son implantation locale inégalée (et inégalable), cette presse devrait être capable de produire d&#8217;excellents blogs, nourris [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça m&#8217;est venu comme une apparition… à l&#8217;occasion d&#8217;une discussion avec un collègue. On se demandait pourquoi il était parfois si difficile de voir apparaitre des blogs dans l&#8217;offre web de certains titres de la presse régionale. Grâce à son implantation locale inégalée (et inégalable), cette presse devrait être capable de produire d&#8217;excellents blogs, nourris par des communautés qualifiées de proximité.</p>
<p>Mais non, les titres de presse régionale ne cessent de perdre ce terrain face à des blogueurs <a href="http://www.alsace-blog.com/alsace-blog.php">issus de nulle part</a>, mais capables de <a href="http://riesling.over-blog.com/4-index.html">porter des thématiques</a> et de s&#8217;y tenir. <a href="http://www.novovision.fr">Narvic</a> dirait probablement que c&#8217;est de la faute à ces satanés journalistes, incapables de prendre la mesure de la révolution des blogs, hautains et méprisants vis-à-vis de cette forme directe d&#8217;expression. Certes, mais pas que. C&#8217;est aussi de la faute à leurs salopards de chefs.</p>
<p>Prenons le problème de leur point de vue : un blog sur un média, c&#8217;est un endroit où un journaliste publie des articles, des réflexions, des questionnements, sur une thématique nourrie par l&#8217;actualité. Très bien mais pourquoi ne pas publier ces informations dans le journal ? Surtout que pendant qu&#8217;il met à jour son blog, le journaliste ne travaille pas vraiment (c&#8217;est-à-dire pas pour le journal papier n&#8217;est-ce pas…). Mal à l&#8217;aise, le rédacteur en chef est dubitatif quand on lui parle de <a href="http://www.samsa.fr/2008/11/18/comment-le-blog-renouvelle-le-journalisme/">mode d&#8217;écriture renouvelé</a>, de contact plus direct avec le lecteur et d&#8217;autres conneries dans le genre…  Puis le rédacteur en chef attrape carrément la trouille quand il apprend que sur un blog, il est parfaitement concevable de poser des questions sans avoir les réponses, dans le but d&#8217;initier un débat par exemple, et que la publication s&#8217;y déroule dans une relative liberté&#8230;</p>
<p>Car il est bien là le problème. Dans une rédaction papier, une série de validations successives assurent la hiérarchie que le sujet et son mode de traitement sont compatibles avec la ligne éditoriale du journal. Des choix sont faits et c&#8217;est bien normal. Mais sur un blog, le journaliste s&#8217;empare seul d&#8217;un sujet, le traite et surtout le publie tout seul. Flippant. Et puis cette histoire de communauté… Alors quoi, un seul journaliste pourrait disposer à lui seul d&#8217;une audience et d&#8217;en user ?</p>
<p>Publier sur le net gomme les hiérarchies, tout est plus direct. Dans un futur proche, le journaliste qui sera sur le terrain pourra modifier <a href="http://www.coveritlive.com/">en temps réel</a> le contenu d&#8217;un article en ligne, un photographe pourra directement changer l&#8217;illustration diffusée… Il y aura toujours un desk, notamment pour enrichir le contenu, le relire, etc. mais il y a fort à parier que les contraintes de réactivité induites par le net raccourciront à l&#8217;extrême la chaîne de publication.</p>
<p>Et du coup, la décision de publication reposera sur les épaules du journaliste de terrain. C&#8217;est lui, qui lorsqu&#8217;il appuiera sur le bouton « envoyer », prendra la responsabilité éditoriale. Ce pouvoir aura alors effectivement glissé des hautes sphères vers ce galérien de l&#8217;information qu&#8217;est le journaliste de terrain. Alors évidemment, vu comme ça, l&#8217;Internet, faut pas se presser…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/20/accrochez-vous-les-chefs-ca-va-glisser/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Comment lire le web ?</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 18:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>

		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<category><![CDATA[Rue89]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/</guid>
		<description><![CDATA[Les formations pour savoir comment « écrire sur le web » fleurissent mais à quand celles pour savoir comment lire le web ? On pourrait croire qu&#8217;être un lecteur de sites web ne requiert aucun savoir particulier, tant il est vrai qu&#8217;il s&#8217;agit a priori simplement de transposer son regard du papier vers l&#8217;écran. Or il n&#8217;en est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les formations pour savoir comment « écrire sur le web » fleurissent mais à quand celles pour savoir comment lire le web ? On pourrait croire qu&#8217;être un lecteur de sites web ne requiert aucun savoir particulier, tant il est vrai qu&#8217;il s&#8217;agit a priori simplement de transposer son regard du papier vers l&#8217;écran. Or il n&#8217;en est rien, recevoir l&#8217;information en ligne s&#8217;apprend et quelques sites commencent à éduquer leur public, afin de resserrer le lien avec leur audience et de s&#8217;assurer que le(s) message passe(nt).</p>
<p>Prenez par exemple ce « <a href="http://www.rue89.com/making-of/2008/10/28/pour-ne-rien-rater-de-rue89-petit-guide-en-video-de-ses-flux-rss">Petit guide des flux RSS</a> » de Rue89 : Yann Guégan fait (avec brio) le geek de service pour expliquer aux lecteurs de la Rue89 comment faire le tri automatiquement dans les titres diffusés par le site. L&#8217;idée est de s&#8217;assurer que les internautes de Rue89 aient bien le temps de lire les articles qui les intéressent a priori, perdus qu&#8217;ils peuvent être dans le maelström de l&#8217;information publiée sur ce site. Arnaud Aubron, l&#8217;un des fondateurs du site, avait <a href="http://www.rue89.com/making-of/2008/10/02/homepage-ne-passez-plus-toujours-par-la-case-depart">regardé ses statistiques</a> de près et était parvenu à cette conclusion : au-delà de la page d&#8217;accueil, point de salut pour les articles.</p>
<p>On touche là à une différence fondamentale entre l&#8217;édition sur papier et l&#8217;édition web : l&#8217;accès à l&#8217;information.</p>
<p>Dans un journal papier, les journalistes sont (constamment) obligés de faire des choix de longueur : la place est limitée, l&#8217;attention du lecteur tout autant (à ce qui se dit, mais <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/02/14/les-reportages-xxl/">ça se discute</a>), et une part non négligeable de leur énergie consiste à « écrire court ». C&#8217;est un calvaire mais pour le lecteur, l&#8217;avantage est d&#8217;avoir dans son champ de vision un ensemble de titres, d&#8217;accroches et de renvois qui lui donnent presqu&#8217;instantanément une idée globale de l&#8217;état de l&#8217;actualité. C&#8217;est un bien précieux cette contextualisation, un confort de lecture, et malheureusement un concept bien délaissé par les sites web éditoriaux d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Dans un journal sur le web en revanche, la place ne manque pas. Les journalistes peuvent donc offrir à leur audience une interview d&#8217;un quart d&#8217;heure si elle vaut le coup, une vidéo d&#8217;une heure, etc. Le lecteur n&#8217;est pas prisonnier du canal, comme sur un journal, à la radio où à la télévision : sur le web, il clique sur la vidéo s&#8217;il veut la voir, il arrête et clique ailleurs s&#8217;il la trouve trop longue. C&#8217;est une immense liberté dont les journalistes <a href="http://mediachroniques.ning.com/profiles/blogs/2100423:BlogPost:2221">commencent à peine à entrevoir les possibilités</a> qu&#8217;elle leur offre. Mais sur le web, tout s&#8217;empile. On a beau multiplier les entrées (rubriques, catégories, tags, géolocalisation…), on finit toujours par afficher des listes d&#8217;articles…</p>
<p>Si ces concepts bouleversent la pratique du journalisme (et de la publication au sens large), on a trop souvent ignoré qu&#8217;ils bouleversent également la réception de l&#8217;information. En clair, le lecteur, s&#8217;il n&#8217;est pas aussi geek que Yann Guégan, peut facilement passer à côté d&#8217;une information qui l&#8217;intéresse et ce, alors même qu&#8217;il visite son média préféré. Un drame, à la fois pour l&#8217;éditeur et le lecteur. Un échec de la publication en ligne.</p>
<p>Donc il faut former ses lecteurs. Et voilà un nouveau boulot pour les éditeurs de sites web auquel ils feraient bien de s&#8217;intéresser car s&#8217;abonner à un flux RSS, malgré le nom, n&#8217;est pas si simple et dépend largement de l&#8217;aisance qu&#8217;on peut avoir au volant d&#8217;un Firefox par exemple. Et qu&#8217;on ne se dise pas qu&#8217;avec le temps, la pratique ira en s&#8217;améliorant parce que c&#8217;est faux. Le web est plus difficile à lire que le papier, point. Il y aura toujours des lecteurs qui ne franchiront pas les étapes entre le simple surf et le surf qualifié. Tout l&#8217;enjeu pour les sites web éditoriaux sera de s&#8217;assurer que ces deux publics trouvent leur satisfaction.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/11/04/comment-lire-le-web/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Où l’on revient sur la sagesse des foules</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l-on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l-on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2008 09:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[crowdsourcing]]></category>

		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l%e2%80%99on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/</guid>
		<description><![CDATA[Deux articles postés dans mon collimateur traitent cette semaine du « crowdsourcing », c&#8217;est-à-dire d&#8217;une manière de publier des informations en faisant confiance à une communauté d&#8217;utilisateurs. Dans le premier article, David Chen (repéré par Narvic) revient sur l&#8217;échec de Digg comme plate-forme capable de faire émerger le meilleur du web en faisant confiance au bon sens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux articles postés dans mon collimateur traitent cette semaine du « crowdsourcing », c&#8217;est-à-dire d&#8217;une manière de publier des informations en faisant confiance à une communauté d&#8217;utilisateurs. Dans le premier article, David Chen (<a href="http://novovision.fr/?Les-lecons-de-Digg-la-faillite-de">repéré par Narvic</a>) revient sur <a href="http://mashable.com/2008/10/08/digg-bans/">l&#8217;échec de Digg</a> comme plate-forme capable de faire émerger le meilleur du web en faisant confiance au bon sens des gens. L&#8217;article est vraiment bien documenté et revient longuement sur les principes fondateurs de ce site en 2004. Il explique également les raisons, inavouées par Digg, qui se cachent derrière leur récente campagne d&#8217;éviction d&#8217;une partie de leurs utilisateurs les plus actifs. En conclusion, voici les leçons que David Chen tire de l&#8217;expérience de Digg quant aux communautés d&#8217;utilisateurs sur le web :</p>
<ul style="margin-left: 54pt">
<li><strong>Une véritable démocratisation de l&#8217;information ne peut pas être obtenue automatiquement.</strong> Rapidement, quelques uns se sont approprié la majorité des informations publiées sur la première page du site.</li>
<li><strong>La reconnaissance est un facteur de motivation primordial</strong> pour les utilisateurs. Les réseaux sociaux ont besoin d&#8217;un système de valorisation des utilisateurs les plus actifs et les plus efficaces. Les internautes aiment être reconnus pour la qualité de leurs contributions.</li>
<li><strong>Les communautés ont besoin d&#8217;être nourries et soignées. </strong></li>
</ul>
<p>Pratiquement au même moment, Marc Mentre <a href="http://www.themediatrend.info/2008/10/crowdsourcing-la-pouvoir-de-la-foule.html">chronique le livre d&#8217;un journaliste de Wired</a>, Jeff Howe, lequel titre « Crowdsourcing : pourquoi le pouvoir des masses dirige le business du futur ». Même si l&#8217;auteur semble plus optimiste sur l&#8217;avenir du crowdsourcing, quelques conclusions sont tirées, également en termes d&#8217;avertissements (faute de quoi, ça ne fonctionne pas, plusieurs exemples de ratages étant cités) :</p>
<ul style="margin-left: 54pt">
<li><strong>Savoir inspirer la passion.</strong> Un site peu ergonomique, où l&#8217;utilisateur n&#8217;y retire aucun plaisir de la navigation, ne saura retenir suffisamment ses utilisateurs pour en tirer une activité exploitable, quelque soit l&#8217;intérêt du site. Générer la participation, au-delà de la consultation, demande cet effort technique.</li>
<li><strong>Les contributeurs veulent une parcelle du pouvoir.</strong> Ils veulent constater par eux-mêmes que leurs actions façonnent le site et pas seulement à la marge.</li>
<li><strong>Le futur sera formé d&#8217;une cohabitation harmonieuse</strong> entre les « social medias » et les médias traditionnels. Elle reste à trouver mais Marc Mentre cite les rapprochements de Reuters avec <a href="http://globalvoicesonline.org/2006/04/14/announcing-our-alliance-with-reuters/">GlobalVoices Online</a> et d&#8217;AP avec <a href="http://www.nowpublic.com/">NowPublic</a> comme étant des signes précurseurs.</li>
</ul>
<p>Au final, que constate-t-on ? D&#8217;abord que les internautes ne prennent pas les chemins qu&#8217;on a balisés pour eux. Jamais. Et ça devrait être une règle d&#8217;or du développement des sites web : les internautes, dans leur ensemble, refusent les canaux, les directions et toutes ses stratégies de captage d&#8217;audience. Il faut donc s&#8217;assurer que le site web proposé soit ouvert et puisse correspondre à une croisée des usages, afin que les utilisateurs de multiples modes de consommation se retrouvent presque par hasard et que de ces rencontres naisse une valeur ajoutée, bénéfique à tous.</p>
<p>Ensuite, il faut arrêter de croire à la sagesse des foules. La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_directe">démocratie directe</a>, c&#8217;est prouvé depuis l&#8217;antiquité, ça ne fonctionne pas. Même si tout le monde est éduqué, informé, responsable (ce qui est loin d&#8217;être le cas, <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2008/10/les-racistes-du-net.php">demandez à Eric Mettout</a>), les principes qui président aux comportements des masses plombent tout intérêt.</p>
<p>Que faire alors ? Il faut d&#8217;abord « qualifier » ses utilisateurs, s&#8217;assurer qu&#8217;ils puissent être reconnus en tant qu&#8217;experts dans certains domaines par exemple. Là-dessus, les journalistes peuvent aider, en vérifiant les antécédents de certains utilisateurs ou en invitant certains de leurs contacts à prendre une part active au débat. Au final, la communauté des utilisateurs ne doit plus être uniforme, elle doit être, et ce visiblement pour tous, une galaxie de compétences et de savoirs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/21/ou-l-on-revient-sur-la-sagesse-des-foules/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Audience des sites web : tout le monde, il est premier</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/11/audience-des-sites-web-tout-le-monde-il-est-premier/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/11/audience-des-sites-web-tout-le-monde-il-est-premier/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 15:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[Audience]]></category>

		<category><![CDATA[Le Figaro]]></category>

		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>

		<category><![CDATA[OJD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/11/audience-des-sites-web-tout-le-monde-il-est-premier/</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est la fête dans les rédactions. L&#8217;OJD, organisme qui mesure la diffusion de la presse écrite et l&#8217;audience de leurs sites web, vient de publier les chiffres pour septembre 2008. Le calcul a été légèrement modifié : désormais les sites d&#8217;un groupe dépassant 15% de l&#8217;audience totale doivent être comptabilisés à part. Une distinction qui permet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est la fête dans les rédactions. L&#8217;<a href="http://www.ojd.com/">OJD</a>, organisme qui mesure la diffusion de la presse écrite et l&#8217;audience de leurs sites web, vient de publier les chiffres pour <a href="http://www.ojd.com/engine/news/news_detail.php?id=179">septembre 2008</a>. Le calcul a été légèrement modifié : désormais les sites d&#8217;un groupe dépassant 15% de l&#8217;audience totale doivent être comptabilisés à part. Une distinction qui permet au Monde.fr de récupérer sa place de premier site d&#8217;informations français avec 38,4 millions de visiteurs uniques devant le Figaro.fr qui est crédité de 18 millions.</p>
<p>Le Monde s&#8217;est logiquement <a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/10/10/le-monde-fr-est-le-premier-site-d-information-sur-internet_1105279_0.html">félicité</a> de cette performance. Du coup, le Figaro.fr, qui avait clamé le leadership en France en plein été, avec squat de la couverture papier et force promotion, s&#8217;est cru obligé de réagir avec un <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/10/10/04002-20081010ARTFIG00516--millions-de-visiteurs-uniques-pour-lefigarofr-.php">petit article publié le 10 octobre</a>, lequel voudrait faire croire que Lefigaro.fr est toujours premier !</p>
<p>Difficile de s&#8217;y retrouver ? C&#8217;est pour tout le monde pareil. Libération (qui n&#8217;est premier nulle part pour le coup) a publié un <a href="http://www.ecrans.fr/Audience-web-L-OJD-change-les,5391.html">article fort informatif</a> sur ces étranges conclusions. Moi, d&#8217;après ce que je comprends, c&#8217;est qu&#8217;il faudra veiller à l&#8217;avenir qu&#8217;aucun sous-site ne dépasse les 15% de l&#8217;ensemble ! Ça va devenir compliqué de monter des projets d&#8217;audience… et lepost.fr a intérêt à surveiller ses chiffres de près.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/11/audience-des-sites-web-tout-le-monde-il-est-premier/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Ça devient n’importe quoi…</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/06/ca-devient-n-importe-quoi/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/06/ca-devient-n-importe-quoi/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 10:18:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[marketing]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/06/ca-devient-n%e2%80%99importe-quoi%e2%80%a6/</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;avantage de recevoir des dossiers de presse, c&#8217;est que parfois, on reçoit des objets dont on ignorait jusqu&#8217;à l&#8217;existence. C&#8217;est un avantage, c&#8217;est aussi une malédiction tant il y a d&#8217;objets que je reçois et dont je me passerais volontiers.
Mais le dernier exemple vaut son pesant de cacahuètes. J&#8217;ai reçu, pour égayer un dossier de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;avantage de recevoir des dossiers de presse, c&#8217;est que parfois, on reçoit des objets dont on ignorait jusqu&#8217;à l&#8217;existence. C&#8217;est un avantage, c&#8217;est aussi une malédiction tant il y a d&#8217;objets que je reçois et dont je me passerais volontiers.</p>
<p>Mais le dernier exemple vaut son pesant de cacahuètes. J&#8217;ai reçu, pour égayer un dossier de presse sur un ordinateur portable, de l&#8217;eau. Je vous passe le lien qu&#8217;ont retenu les génies des relations presse qui sont derrière cette plaisanterie –en gros, c&#8217;est un ordi zen, donc accompagné de trucs zen, dont de l&#8217;eau zen, une bougie zen et une boule de massage zen-, ce qui m&#8217;intéresse, c&#8217;est cette flotte.</p>
<p>Regardez la bien :</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_347" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pierrefrance.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/ogo_blue.jpg"><img class="size-full wp-image-347" title="Bouteille Ogo" src="http://www.pierrefrance.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/ogo_blue.jpg" alt="33cl de pur marketing" width="300" height="300" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>C&#8217;est beau, c&#8217;est mignon… C&#8217;est… de l&#8217;eau ! C&#8217;est même plus que de l&#8217;eau, c&#8217;est de l&#8217;eau ET de l&#8217;oxygène (bref, c&#8217;est de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau">eau</a>).</p>
<p>Les génies du marketing y sont enfin arrivés, ils nous <a href="http://www.ogolife.com/gb/pages.aspx?pageid=30">vendent de l&#8217;air</a>, sans honte. Bienvenue dans le XXIe siècle.</p>
<p>Franchement, quand je vois ça, ça me déprime. A l&#8217;heure où il faudrait plutôt économiser l&#8217;eau, l&#8217;air, le plastique, le transport, ces gars font tout l&#8217;inverse et s&#8217;en vantent, fiers de leur produit et de leur design. Attention, Ogo est loin de nier la pollution, ces gens ne vivent pas en dehors de notre monde, non, ce produit est en fait une verrue de notre univers, comme l&#8217;explique très bien leur site web : « We created a new way of breathing, to help you thrive in a stress-filled and polluted environment. » Et hop ! La pollution, c&#8217;est pas un problème pour le business, coco, c&#8217;est même vendeur !</p>
<p>Un design tout mignon, un marketing branché et voilà comment vendre un produit qui devrait être gratuit et faire <a href="http://www.pierrefrance.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/fuck.jpg">un geste</a> pour la planète, le seul que cette pathétique industrie sait faire.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/10/06/ca-devient-n-importe-quoi/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Et ma valeur, elle compte pour du beurre ?</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/30/et-ma-valeur-elle-compte-pour-du-beurre/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/30/et-ma-valeur-elle-compte-pour-du-beurre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 17:39:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[20 minutes]]></category>

		<category><![CDATA[Drudge Report]]></category>

		<category><![CDATA[information]]></category>

		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>

		<category><![CDATA[Le Figaro]]></category>

		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>

		<category><![CDATA[New York Times]]></category>

		<category><![CDATA[publicité]]></category>

		<category><![CDATA[Rue89]]></category>

		<category><![CDATA[Slate.com]]></category>

		<category><![CDATA[valeur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/30/et-ma-valeur-elle-compte-pour-du-beurre/</guid>
		<description><![CDATA[On en parlait ici-même il y a quelques jours, la pub ne permet pas de financer un site éditorial. Frédéric Filloux, un ancien de Libé et de 20 minutes, en fournit une brutale confirmation dans son dernier post sur Monday Note. Il a fait les comptes : « En migrant du print vers le web, les médias [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On en parlait <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/13/la-pub-ca-paie-pas-ca-eut-paye/">ici-même</a> il y a quelques jours, la pub ne permet pas de financer un site éditorial. Frédéric Filloux, un ancien de Libé et de 20 minutes, en fournit une brutale confirmation dans son dernier <a href="http://www.mondaynote.com/?p=961">post</a> sur Monday Note. Il a fait les comptes : « En migrant du print vers le web, les médias perdront 100€ pour gagner 8€. »</p>
<p style="margin-left: 36pt">Un journaliste (tout compris), c&#8217;est 60 000 € par an,<br />
Un site éditorial quotidien, c&#8217;est en gros 830 000 € par mois,<br />
Un visiteur unique génère en pub entre 0,10 € et 0,25 € (s&#8217;il est bien vendu),</p>
<p>Donc il faut au minimum 8,3 millions de visiteurs uniques (mVU) pour financer un site éditorial quotidien.</p>
<p>Puis Frédéric Filloux regarde alors les audiences des sites éditoriaux « pure web » majeurs :
</p>
<p style="margin-left: 36pt">- The Huffington Post: entre 4 mVU et 6 mVU<br />
- Slate.com:   &lt;3 mVU<br />
- Tech Crunch:  3,2 mVU<br />
- The Drudge Report:  3 mVU<br />
- J&#8217;ajoute Rue89: &lt; 1 mVU</p>
<p>Et chez les sites qui profitent de la production d&#8217;une rédaction ancienne et d&#8217;une marque établie :
</p>
<p style="margin-left: 36pt">- New York Times online:  21 mVU<br />
- USA Today :  11 mVU<br />
- WashingtonPost.com:  9 mVU<br />
- LeFigaro.fr:   4.2 mVU<br />
- LeMonde.fr:  3.5mVU
</p>
<p style="margin-left: 36pt">Il conclue: « Nous sommes encore loin d&#8217;un équilibre. »</p>
<p>Ça fait froid dans le dos, mais il y a pire. Car on pourrait se dire, puisque la publicité n&#8217;a pas les reins assez solides pour soutenir la presse en ligne, qu&#8217;on s&#8217;en passe et vendons notre information directement à nos lecteurs. Eh bien non, car comme l&#8217;a remarqué Jeff Mignon, « <a href="http://mediachroniques.ning.com/profiles/blog/show?id=2100423%3ABlogPost%3A3481">la presse traverse une crise profonde de valeur. </a>»</p>
<p style="margin-left: 36pt">« La valeur de l&#8217;information proposée par les médias est de moins en moins perçue par les consommateurs. Et qui ne perçoit pas de la valeur dans un produit/service ne paye pas pour, ou paye moins (valeur d&#8217;échange). (…) La presse traverse une crise de valeur sans précédent. Sans un questionnement profond sur cette problématique fondamentale de tout produit et service, elle ne sortira pas de la crise dans laquelle elle s&#8217;enfonce. »</p>
<p>Bref, on est coincés. Les deux piliers de recettes soutenant les journaux se désagrègent lorsqu&#8217;ils sont mis en œuvre pour l&#8217;édition en ligne. Et même si les coûts d&#8217;une publication sur le web sont allégés, il faut quand même bien payer les journalistes (et pas avec des <a href="https://lists.typhon.net/pipermail/journaliste/2008-September/001489.html">miettes</a> svp) et la bande passante. Et puisque les lecteurs considèrent désormais comme incongrue l&#8217;idée de payer leur information, et que la publicité ne rapporte que des centimes, les journaux ne devraient pas tarder <a href="http://newsosaur.blogspot.com/2008/09/make-or-break-time-for-newspapers.html">à disparaître</a>. Ce qui, <a href="http://novovision.fr/?Si-les-medias-meurent-est-ce-si">selon Narvic</a>, ne serait pas grave.</p>
<p>Eh bien j&#8217;ai l&#8217;honneur d&#8217;être en désaccord avec ces conclusions. Si, c&#8217;est grave si les médias disparaissent avec leurs journalistes. Je vais encore avoir l&#8217;air de plaider pour ma profession, mais le modèle selon lequel l&#8217;information ne pourrait être produite par une batterie de spécialistes, chacun sur leurs médias ou blogs, puis agrégée afin d&#8217;être redistribuée au compte-goutte auprès d&#8217;une audience large mais protéiforme ne me parait toujours pas crédible. J&#8217;ai la tête dure.</p>
<p>S&#8217;informer ainsi peut être séduisant intellectuellement, on peut s&#8217;y plaire en butinant ça et là mais l&#8217;exercice demande beaucoup de temps… Pour beaucoup, ce travail est réalisé dans le cadre professionnel déjà. Produire le même effort au quotidien juste pour son information générale, qui demeure du domaine du loisir, du luxe, me parait insensé. On demandera encore longtemps aux journalistes de sélectionner ce qui, selon eux, s&#8217;est passé de plus important en France, dans le monde ou dans la construction mécanique ou l&#8217;élevage des ovins…</p>
<p>« Cover what you do best, link to the rest » (Publiez ce que vous faites de mieux, pointez vers le reste) <a href="http://www.buzzmachine.com/2007/02/22/new-rule-cover-what-you-do-best-link-to-the-rest/">dit Jeff Jarvis</a>, également grand prédicateur de la fin des médias. Ok, mais à condition que ça ne se transforme pas en « Ne publiez que ce que personne d&#8217;autre ne publiera de toutes façons et contentez-vous de la production d&#8217;autres pour le reste ». Je pense, comme <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule">Eric Mettout</a> (<a href="http://mediachroniques.ning.com/profiles/blog/show?id=2100423:BlogPost:3481&amp;page=1">ici</a>), que l&#8217;une des vertus du journaliste est de n&#8217;être le meilleur sur rien, mais moyen en tout, de pouvoir s&#8217;adresser aux meilleurs et d&#8217;en tirer une information utilisable par tous. Ça n&#8217;a l&#8217;air de rien, c&#8217;est pour ça d&#8217;ailleurs que tout le monde pense pouvoir le faire, mais croyez-moi, c&#8217;est un vrai métier.</p>
<p>Ceux qui prônent ce modèle d&#8217;informations « self service » oublient trop souvent que la valeur ajoutée d&#8217;un journaliste sur une information existe, parfois juste dans la sélection de cette information.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/30/et-ma-valeur-elle-compte-pour-du-beurre/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>On a dû merder* quelque part…</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/20/on-a-du-merder-quelque-part/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/20/on-a-du-merder-quelque-part/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 15:49:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/20/on-a-du-merder-quelque-part%e2%80%a6/</guid>
		<description><![CDATA[Vous le savez, ici, on défend plutôt le point de vue des journalistes (de base) dans le grand maëlstorm qui bouleverse l&#8217;univers médiatique. En très résumée, mon opinion est que les journalistes, ceux qui ont encore la foi dans leur métier, font ce qu&#8217;ils peuvent pour informer et sont bien conscients des manques de leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous le savez, ici, on défend plutôt le point de vue des journalistes (de base) dans le grand maëlstorm qui bouleverse l&#8217;univers médiatique. En très résumée, mon opinion est que les journalistes, ceux qui ont encore la foi dans leur métier, font ce qu&#8217;ils peuvent pour informer et sont bien conscients des manques de leurs pratiques mais les forces centrifuges qui éloignent les médias de leurs audiences les dépassent, dans tous les sens du terme.</p>
<p>Pourtant, peut-on exonérer les journalistes d&#8217;une part de responsabilité dans les ratages successifs qui vaut aujourd&#8217;hui aux journaux d&#8217;être des produits obsolètes ? Non, évidemment. Et c&#8217;est l&#8217;infâme Jeff Jarvis qui <a href="http://www.buzzmachine.com/2008/09/17/zell-is-not-your-problem-you-are/">invite les journalistes à se regarder le nombril</a> à l&#8217;occasion d&#8217;une <a href="http://www.nytimes.com/2008/09/17/business/media/17paper.html?_r=1&amp;ref=business&amp;oref=slogin">plainte</a> d&#8217;une partie des journalistes du LA Times contre leur patron Sam Zell, qu&#8217;ils accusent d&#8217;imprudence dans la gestion des affaires du groupe.</p>
<p><span class="italic">« Les problèmes du LA Times –et d&#8217;autres- ont été causés par des décennies de gestion égocentrée, complaisamment ignorante, des problèmes du papier »,</span> écrit Jeff Jarvis qui ne se fait pas que des amis dans ce post, avant de pointer ce qui, selon lui, a péché (traduction approximative).</p>
<p style="margin-left: 36pt">Quand il s&#8217;est agi de transformer le LA Times en journal national, voire international, au détriment de l&#8217;information locale, avez-vous protesté ? Non, ces bureaux étaient les vôtres.<br />
Quand les journaux n&#8217;étaient plus qu&#8217;un gâchis de papier et d&#8217;encre, rasoir pour ses lecteurs, connivents entre eux, forçant les lecteurs à fuir vers la télévision, est-ce que vous avez pris vos stylos pour couper vos textes et les renforcer ? Non.<br />
Quand le papier n&#8217;a même pas réussi à rendre compte de l&#8217;actualité industrielle de sa propre ville d&#8217;origine, est-ce que vous vous êtes proposé pour remplir le vide ? Non.<br />
Quand l&#8217;Internet est arrive, est-ce que vous tous –et chacun de vous, en tant que journaliste malin et responsable- avez bondi pour être formé à la vidéo et au son ? Est-ce que vous vous êtes donné de nouvelles habitudes de travail, en collaboration avec une vaste communauté de blogueurs voulant s&#8217;impliquer dans le journalisme local ? Pas à ce que j&#8217;ai vu.<br />
Quand le marché des liens (link economy) est arrivée, permettant aux journaux de gagner en efficacité en économisant des ressources sur les informations générales pour les concentrer sur leur vraie mission –locale-, est-ce que vous avez saisie cette opportunité par les cornes ? Non.<br />
Et lorsque la direction du Tribune (maison mère du LA Times) n&#8217;a pas investi suffisamment pour proposer de nouveaux produits en ligne afin d&#8217;attirer l&#8217;audience vers le web, est-ce que vous avez protesté ? Est-ce que vous avez porté plainte ? Non.</p>
<p>Waw. Et prend-ça dans ta face le journaliste !</p>
<p>Pour autant, tout cela est vrai. Les journalistes restent désespérément silencieux devant la désagrégation de leur métier. Il y a plusieurs raisons à ce silence, aucune excusable, aucune impardonnable. D&#8217;abord, on ne leur demande pas leur avis. Puis, après avoir constaté l&#8217;incapacité de leurs dirigeants à se remettre en question, beaucoup  de collègues adoptent la <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/16/il-parait-qu-il-va-y-avoir-un-clash-de-generations-dans-les-redactions/">technique « cubaine »</a>, à savoir faire le dos rond en attendant que les caciques qui détiennent encore tous les pouvoirs s&#8217;en aillent. Mais aussi, hélas il faut bien le dire, beaucoup de journalistes s&#8217;en foutent et après avoir calculé un rapport entre le temps qu&#8217;il leur reste avant la retraite et l&#8217;investissement que <a href="http://mediachroniques.ning.com/profiles/blog/show?id=2100423%3ABlogPost%3A3481">repenser leur métier</a> peut demander, choisissent de ne rien faire.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de fatalité. Le <a href="http://windowonthemedia.com/JollyJournalist/">journalisme a de l&#8217;avenir</a> (les journaux, c&#8217;est moins sûr). Mais les chaînes de décisions dans les journaux sont si rigides, les mentalités si étriquées et les problèmes financiers déjà tellement nombreux que j&#8217;ai bien peur qu&#8217;il faudra aller au bout du désastre avant qu&#8217;une véritable alternative ne voit le jour.
</p>
<p class="information">(*) Je dis &#8220;merder&#8221; si je veux. Ça fait partie des avantages d&#8217;avoir son propre blog. Par ailleurs, j&#8217;ai pas de meilleure traduction pour &#8220;fucked up&#8221; <img src='http://www.pierrefrance.com/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/20/on-a-du-merder-quelque-part/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Du bon usage d’un média social comme l’Internet en journalisme</title>
		<link>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d-un-media-social-comme-l-internet-en-journalisme/</link>
		<comments>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d-un-media-social-comme-l-internet-en-journalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 15:37:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Médiatique]]></category>

		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>

		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<category><![CDATA[Rue89]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d%e2%80%99un-media-social-comme-l%e2%80%99internet-en-journalisme/</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;un des principaux problèmes du journaliste est de trouver les bons interlocuteurs pour qu&#8217;ils apportent leurs témoignages et leurs expertises sur les sujets qu&#8217;il traite. Or c&#8217;est souvent compliqué de trouver « un » ouvrier par exemple, qui ne soit pas militant syndical ni rien, juste qui fait ses 3/8 et rentre chez lui après. La plupart [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;un des principaux problèmes du journaliste est de trouver les bons interlocuteurs pour qu&#8217;ils apportent leurs témoignages et leurs expertises sur les sujets qu&#8217;il traite. Or c&#8217;est souvent compliqué de trouver « un » ouvrier par exemple, qui ne soit pas militant syndical ni rien, juste qui fait ses 3/8 et rentre chez lui après. La plupart du temps, les journalistes sont obligés de passer par des syndicats ou des associations qui choisissent au mieux des profils compatibles avec le message qu&#8217;ils veulent faire passer dans les médias, au pire des « représentants » dont la réalité quotidienne est différente de celle vécue par ceux qu&#8217;ils représentent. C&#8217;est également une assurance que l&#8217;interlocuteur choisi voudra bien parler au journaliste (la défiance vis-à-vis des médias complique ce métier chaque jour un peu plus mais c&#8217;est un autre sujet).</p>
<p>Or dès les débuts de l&#8217;Internet, il m&#8217;est apparu évident que ce média pourrait permettre de contourner les associations, les syndicats et autres organismes pour capturer la parole des gens, de ceux qui ne s&#8217;expriment jamais, soit parce qu&#8217;on ne les interroge pas, soit parce qu&#8217;ils ne savent pas comment s&#8217;y prendre avec les médias et les journalistes&#8230; Tout naïf que j&#8217;étais (et je le suis encore largement), j&#8217;imaginais un <a href="http://forums.dna.fr/view.php?bn=dna_region&amp;key=1082625477&amp;first==last=">lien médias-citoyens fort et à double-sens</a>. Je précise que c&#8217;était bien avant les sites web participatifs et autres communautés.</p>
<p><a href="http://novovision.fr/?La-participation-en-ligne-075-des">On le sait maintenant</a>, pour que les <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/03/12/la-question-de-la-participation/">citoyens participent</a> à l&#8217;effort d&#8217;information, il faut plus qu&#8217;un bête appel dans un forum. Il faut susciter la remarque, fournir les conditions idéales pour qu&#8217;elle soit exprimée et assurer le contributeur qu&#8217;elle sera bien prise en compte. Puis la vérifier, etc. Bien que les sites web participatifs rivalisent d&#8217;<a href="http://www.rue89.com/making-of/vos-commentaires-en-video-sur-rue89-grace-a-seesmic">ingéniosité</a> pour recueillir les commentaires, <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/25/de-l-exigence-du-tri-des-commentaires/">beaucoup reste à faire encore</a> pour capter l&#8217;information réelle, le témoignage valide.</p>
<p>Le Monde.fr s&#8217;est réveillé cet été sur ce sujet et commence à trouver un intérêt dans son immense communauté de lecteurs. Pour la troisième fois depuis juillet 2008, la rédaction web propose à ses lecteurs <a href="http://www.lemonde.fr/economie/appel_temoignage/2008/09/16/vous-travaillez-dans-la-finance-comment-reagit-on-a-la-crise-dans-votre-entreprise_1095995_3234.html">d&#8217;apporter leurs témoignages</a> sur un sujet d&#8217;actualité, témoignages qui seront repris dans ce que le site appelle un « article interactif ».</p>
<p>C&#8217;est bien, mais pas top, comme diraient <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuls">Les Nuls</a>. C&#8217;est bien, parce que c&#8217;est le genre de processus qui permettront sûrement de recueillir des témoignages vrais, vécus, directs (sans filtre) et donc d&#8217;une immense valeur en termes d&#8217;information du public. Mais ce n&#8217;est pas top parce que ces témoignages sont regroupés dans un article fourre-commentaires. Il aurait été bien plus utile de mettre cet outil au service de la rédaction (la vraie) du Monde et que les (vrais) journalistes qui travaillent sur ce sujet puissent se servir des témoignages ainsi recueillis dans leurs articles et contacter leurs auteurs pour les creuser.</p>
<p>Bref, Le Monde.fr suscite une information de premier niveau (une pépite pour un journaliste) pour la transformer en une information de fin de chaîne. Dommage, il aurait fallu faire l&#8217;inverse. Mais ça implique de changer les habitudes de la (vraie) rédaction du Monde, ça implique de penser globalement dès le départ du traitement du sujet… Et ce serait vécu comme une insupportable ingérence de ces pénibles du web sur le travail des (vrais) journalistes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/09/18/du-bon-usage-d-un-media-social-comme-l-internet-en-journalisme/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
