Comme environ 350 confrères, j’ai la joie -contenue- d’assister au Rallye de France, qui se déroule désormais en Alsace. Dans le centre de presse de cette machine de guerre médiatique, on trouve des salles pour la presse, pour les photographes, pour les radios, etc.
Un contrat de 10 pages lie chaque journaliste avec l’organisateur du rallye, NorthOne, qui stipule quelles sont les images autorisées, etc. NorthOne a prévu toute une gamme de droits pour les photographes et caméramen en fonction des lieux et des sujets (voitures, pilotes, circuits…) – un cauchemar.
Mais quand on se présente comme « journaliste multimédia » auprès de NorthOne, d’autres problèmes surgissent. Apparemment, les journalistes multimédias sont gérés par NorthOne directement, qui tient à garder un contrôle strict sur les images. Pour autant, nous n’avons pas le droit d’entrer dans les zones réservées aux photographes et aux caméramen !
En fait, tout se déroule ici comme en 1982: télévisions, radios et presse écrite se côtoient dans leurs espaces réservés et leurs timing habituels. L’irruption du média internet n’a pas changé les habitudes. Et avoir des trublions de journalistes qui prétendent vouloir tout faire (de la vidéo, de la photo, du son…), et immédiatement en plus, n’a jamais été prise en compte par l’organisation.
Tant pis ! On continuera de se faire passer pour des journalistes de télévision avec une petite caméra, pour des photographes bizarres qui prennent du son, ou pour des écrivants énervants parce que pressés, selon les besoins et les moments. Le journaliste-multimédia doit encore être un journaliste-caméléon…
PS: Le travail de la rédaction multi-médias (collègues du print et du web ensemble) des DNA est visible à cette adresse: www.dna.fr/rallye
Mise à jour: on vient de recevoir une précision de NorthOne: « Your website agreement doesn’t allow you to take moving images ». Pas de vidéo pour les sites web. Ben tiens.