L’Internet, c’est génial. Depuis qu’il existe, l’informatique a gommé ses aspects techniques repoussants, conquis cyber-papys comme néo-geeks, qui furètent la toile à coups de clics bien placés. Et depuis que ces technologies ont envahi les foyers et les bureaux, l’accès à l’information n’a jamais été aussi aisé…
Est-ce bien vrai ? Daniel Schneidermann a envoyé un email aux abonnés de son site d’informations sur les médias, Arrêt sur Images, leur demandant de répondre à un questionnaire sur les difficultés techniques qu’ils éprouvent pour voir les émissions qu’il propose.
« Difficultés techniques ». Voilà bien un vocabulaire qu’on pensait définitivement abandonné. C’est comme si les sites éditoriaux avaient oublié que, à l’instar des autres médias, toute une batterie de processus sont mis en Å“uvre entre les journalistes et leurs lecteurs et que ceux-ci sont faillibles. On a tellement glosé sur la simplicité des blogs, on s’est tellement émerveillé sur les plateformes vidéo telles que DailyMotion ou YouTube, qu’on s’est imaginé que tout le monde suivait.
La publication sur l’Internet a beau être une révolution à plus d’un titre, il n’en reste pas moins que tous ces articles, ces vidéos, ces enquêtes, ces analyses et ces scoops ne sont accessibles que par le biais d’un ordinateur, que finalement peu de gens ont accès à un ordinateur et encore moins ont l’idée de s’en servir comme d’un médium. Au XXIe siècle, la question de l’accessibilité à l’information garde toute son acuité.