Mais où sont-ils ? On pensait les voir portés par le courant écolo incarné par le film d’Al Gore et la possible candidature de Nicolas Hulot… On pensait qu’avec un léger recentrage sur les questions environnementales, les Verts allaient profiter de l’angoisse née du réchauffement climatique. Même l’hiver si doux et les températures clémentes auraient dû être un appel à voter Verts… Mais rien. Dominique Voynet n’y peut rien. Peut-être que Dany le Rouge aurait fait mieux mais bon… Voynet fait tout son possible mais les Verts sont scotchés. Ils pensaient avoir trouvé un spot et profiter d’une bonne vague, ils se retrouvent englués au large, sans vent et sans espoir.
C’est à regretter que Nicolas Hulot ait fait joujou avec la présidentielle. Il a bien desservi son camp au final ce grand naïf. Car désormais, on parle aussi peu d’environnement que d’Europe. En maintenant la pression plus longtemps, il aurait pesé d’avantage dans le débat.
Les Verts paient sans doute un positionnement politique trop marqué à gauche et une absence d’entente avec le PS. Malheureusement bien que leur projet de société soit cohérent, ils ont été trop présents sur certaines questions comme les sans-papiers ou le mariage homosexuel, si bien que le volet environnemental est passé un peu au second plan. La volonté de s’associer durablement avec le PS aurait pu être une alternative, mais l’idée qu’un parti qui veut exister en France doit avoir un représentant à la présidentielle a prévalu. Avec les scores misérables des “petits” candidats qui s’annoncent, cette théorie risque d’avoir du plomb dans l’aile. Finalement, l’option Chevenement était peut-être la meilleure cette fois. Pour une fois qu’il ne se trompe pas celui là.
En somme aujourd’hui, la catastrophe n’est pas loin. Le message des Verts est inaudible. Même Cohn-Bendit sur son blog parle plus volontiers de Royal que de sa candidate. Ils ont de fortes chances de sortir laminés par cette campagne. Peut-être que la seule chose qui peut les sauver, c’est de ne pas avoir leur 500 signatures, parce qu’il y a des combats qu’on doit savoir éviter.