Il est des jours où la réalité vous rattrape. Comme aujourd’hui par exemple, j’ai reçu un appel d’une amie que je croyais disparue dans la galaxie de l’Internet, elle travaille dans un institut de formation parisien. Voici ses propos :
« On a besoin d’un rédacteur pour notre site web. Je suis passé par les annonces des anciens d’une école de journalisme et j’ai été surprise de recevoir 30 candidatures pour le poste en deux jours. »
J’ai mis quelques secondes pour trouver quelque chose à lui répondre. Trente candidatures d’anciens diplômés d’écoles de journalisme pour un boulot de communication d’entreprise ? Je sais qu’il y a peu d’emplois de journalistes. J’ai aussi bien conscience qu’en multipliant les écoles (de 6 formations reconnues par la profession à 12 en quatre ans), la situation des journalistes diplômés s’est compliquée.
Mais quand même. Aujourd’hui, la brutale réalité du marché de l’emploi des journalistes m’a frappé. Je ne préjuge pas des compétences requises pour être un bon rédacteur d’un site web d’entreprise mais je doute que c’était la vocation de ces 30 candidats lorsqu’ils se sont inscrits à un concours pour entrer dans une école de journalisme… Et si ces 30 candidats postulent, où sont les diplômés des écoles de communication ?